Le calcul des pressions des terres reste un enjeu majeur pour la conception des murs de soutènement, tant dans des conditions statiques que sismiques. En conditions statiques, l'une des approches conventionnelles pour déterminer ces coefficients dans un sol pesant consiste à utiliser les tableaux de Caquot, Kerisel et Absi (Caquot et Kerisel, 1948, Kerisel et Absi, 1990), basés sur la théorie de Boussinesq. Afin d'illustrer la manière dont ces équations différentielles sont résolues en pratique, cet article présente un exemple traitant de leur intégration numérique en expliquant les différentes étapes qui ont été suivies. Les résultats sont comparés à ceux obtenus par Caquot, Kerisel et Absi d'une part, et par Sokolowski (1965) d'autre part. En conditions sismiques, une procédure de résolution est également proposée et comparée aux solutions obtenues en appliquant les principes de rotation. Pour les conditions statiques et sismiques, les mécanismes de rupture sont déterminés et comparés aux solutions obtenues par l'approche cinématique du calcul à la rupture mettant en oeuvre des spirales logarithmiques et des mécanismes rotationnels. L'objectif de cet article est de revisiter un problème complexe dont la formulation originale est de moins en moins mise en avant.

