Le dimensionnement des ouvrages géotechniques repose sur l'utilisation de méthodes de dimensionnement (notamment en ce qui concerne les coefficients de sécurité) et sur la mise en application de concepts et de pratiques qui ont un impact direct sur les quantités de matériaux utilisés et donc sur l'empreinte carbone de ces ouvrages, ainsi que sur leurs coûts et délais de construction. L'ensemble de ces pratiques garantit la robustesse et la durabilité des ouvrages géotechniques en limitant les déplacements à des niveaux compatibles avec les exigences de leur bon fonctionnement. Bien que largement éprouvée par l'expérience, la méthode française de dimensionnement des fondations superficielles (ainsi que d'autres méthodes internationales) reste conservatrice, soit par manque de connaissances et de données, soit par un choix assumé de ne pas exploiter toutes les informations issues des études géotechniques et des campagnes d'essais sur les fondations superficielles. Ces lacunes et ces choix constituent des limites qu'il convient de dépasser afin d'améliorer la manière dont sont estimés les déplacements et les charges admissibles des fondations profondes. L'objectif de cette étude est d'étudier la capacité portante et le comportement des fondations superficielles soumises à des charges cycliques, et de corréler ces comportements aux caractéristiques physiques du sol, obtenues soit par des essais de laboratoire, soit par des reconnaissances in situ. Dans cette communication, après avoir clairement énoncé le problème et décrit l'approche expérimentale, les premiers résultats de la campagne expérimentale basée sur des essais réalisés à 1g et à échelle réduite sont présentés en détail. Il a été observé que certaines configurations de charges cycliques n'affectent pas la stabilité des fondations, même après des millions de cycles, et que la stabilité des fondations sous des charges cycliques est due à la fois à la contrainte moyenne appliquée sous la fondation, mais aussi à l'amplitude, de manière concomitante.

