En septembre 2015, la coupure de l'A75 – autoroute reliant Clermont-Ferrand à Montpellier et Béziers – au sud de Lodève a été provoquée par la rupture soudaine d'un remblai supportant la plateforme de l'autoroute, au droit d'un rétablissement hydraulique constitué d'une buse métallique. Ce désordre majeur, causé par un épisode méditerranéen très intense (près de 300 mm en 3h), a mis en évidence la vulnérabilité de ces ouvrages hydrauliques intégrés dans des ouvrages en terre constituant la plateforme de l'autoroute.
Bien que la réparation ait été menée efficacement par les services de l'État en un délai de 2 mois, et qu'une alternative d'exploitation provisoire ait été mise en place, l'évènement a néanmoins eu un fort impact sur les usagers et sur l'économie locale, soulignant la dépendance à cette infrastructure essentielle.
Au-delà des pathologies structurelles propres aux ouvrages hydrauliques (béton, maçonnerie, métal), l'évènement a rappelé l'importance de prendre en compte leur environnement géotechnique, hydraulique et climatique, ainsi que la complexité liée aux héritages de l'ancienne RN9 où plusieurs rétablissements peuvent se succéder ou se juxtaposer.
Une route ne peut être « résiliente » par elle-même : parler de résilience implique de définir une méthodologie et des outils qui structurent une démarche de gestion et d'usage des ouvrages. Pour les infrastructures, et en particulier les ouvrages en terre, la résilience consiste à appliquer une méthode permettant de surmonter les aléas, à apprendre des événements passés et à capitaliser sur ce retour d'expérience afin d'affronter plus efficacement les crises futures.
La communication présentera : le traitement de l'évènement de 2015, la méthodologie d'analyse et de priorisation (2016-2018), la programmation et les travaux de renforcement (2019-2025), ainsi que le bilan financier et les enseignements tirés.

