Un projet s'inscrit dans un cadre géotechnique précis, il répond à un besoin clairement défini. Le cadre réglementaire et normatif doit être adapté au type d'ouvrage et sa localisation. Si toutes les parties prenantes du projet doivent prendre en compte ce cadre, le géotechnicien est particulièrement concerné : la connaissance de ce cadre lui permettra de fiabiliser les données d'entrée nécessaires à condition que chaque élément soit bien choisi et adapté à l'ouvrage.
Quels sont les enjeux et les difficultés durant le projet, pour fiabiliser les entrants ?
Le premier enjeu est réglementaire et normatif. Existe-t-il un référentiel adapté à ce projet ? Est-ce que les référentiels retenus sont adaptés ?
Le deuxième enjeu est la connaissance de l'ouvrage lui-même, s'il s'agit d'une reprise ou d'une réparation, ou des ouvrages existants, s'il s'agit d'un ouvrage neuf à proximité d'avoisinants. Est-ce que toutes les connaissances disponibles ont été transmises ? Est-ce qu'elles peuvent être valorisées ?
Le troisième enjeu concerne l'acquisition des données de sol et d'eau. La difficulté est de prendre du recul face à la masse parfois incomplète et imparfaite des données disponibles : les plages de variation des mesures sont-elles bien connues et quantifiées ? Leur représentativité est-elle bien acquise ?
Enfin, le dernier enjeu se manifeste dans la définition de critères à respecter en phase de travaux puis d'exploitation. S'il parait assez évident que ces critères soient définis précisément au début du projet par l'exploitant, il est parfois compliqué de les obtenir. Des critères inadaptés peuvent compromettre la faisabilité de l'ouvrage et induire des difficultés en phase travaux puis en exploitation.
L'article présente une démarche de fiabilisation des entrants à travers le retour d'expérience de projets essentiellement portuaires, sans éluder les difficultés liées à cet exercice. L'objectif est une prise de conscience par tous les acteurs de cette étape clé du projet.

