13ème Journées Nationales de Géotechniques et de Géologie de l'ingénieur>
Utilisation de l'analyse en composante principale pour corréler les zones de concentration d'effondrements de terrain à des critères prédéfinis
Ludovic Dore  1@  , Alexandre Philippe  2, *@  , Sesil Can  3@  , Lucile Saussaye  4, 5@  
1 : Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement  (CEREMA)  -  Site web
Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie
CEREMA, Direction territoriale Normandie-Centre, 11-31 rue Laplace, CS 2912, 41029 Blois Cedex -  France
2 : Centre d'Etudes et d'Expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement - Direction Normandie-Centre
Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement
11 – 13 rue Laplace - CS 32912 - 41029 BLOIS Cedex -  France
3 : Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement  (Cerema)  -  Site web
Ministère de la Transition écologique et solidaire
Siège : Cités des Mobilités - 25 avenue François Mitterrand - CS 92803 - 69674 BRON Cedex -  France
4 : Centre d'Études et d'Expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement  (Cerema)
Ministère de la Transition écologique et solidaire
5 : Equipe de recherche Évaluation Non Destructive des Structures et des Matériaux  (ENDSUM)
Ministère de la Transition écologique et solidaire
* : Auteur correspondant

Dans le cadre d'un projet de requalification urbaine à Orléans, la municipalité a mandaté le Cerema pour analyser la sensibilité du secteur aux effondrements de terrain. L'étude s'articule autour de quatre axes : analyse du contexte général, collecte et traitement des données disponibles, hiérarchisation de la sensibilité aux phénomènes et formulation de préconisations.

Deux méthodes principales ont été mobilisées : la « carte de chaleur » pour représenter spatialement les données et l'Analyse en Composantes Principales (ACP) afin d'explorer les corrélations entre variables. Les résultats montrent qu'aucune corrélation claire n'a pu être établie entre les phénomènes recensés et les facteurs géomorphologiques attendus (comme le sous-cavage). En revanche, un lien significatif (corrélation spatiale mais non temporelle) a été identifié avec les fuites des réseaux d'assainissement et d'eau potable. Ce constat soulève une question d'interdépendance : les fuites provoquent-elles les mouvements de terrain ou en sont-elles la conséquence ?

Le retour d'expérience sur des cas localisés (ex. rue de Bourgogne) confirme que les désordres et fuites tendent à se concentrer dans certains secteurs, notamment là où le sous-sol a été modifié sans diagnostic géotechnique approfondi. Ces terrains remaniés restent instables, favorisant de nouveaux événements.

Faute de données géotechniques spatialisées, une carte de densité pondérée des événements a été privilégiée pour représenter la sensibilité, malgré son biais empirique. Elle a servi de base à l'élaboration d'un programme opérationnel de préconisations, appuyé sur des cartes de criticité croisant densité d'événements et vulnérabilité des infrastructures publiques.

Un programme d'actions concret a été proposé, avec une priorisation pour les tronçons de voirie les plus critiques. Des mesures plus globales, telles que l'amélioration de la capitalisation des données et la production future de cartes d'aléas détaillées, visent à renforcer durablement la prévention des risques et à guider l'action des services municipaux.


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