De nombreux systèmes de soutènement, par leurs dimensions ou leur géométrie particulière, ne peuvent être fidèlement représentés par une modélisation en déformations planes. D'autre part, une modélisation tridimensionnelle complète par éléments finis est souvent dissuasive lors des premières phases de conception, en raison du temps nécessaire à la création puis au calcul du modèle. Le calage de lois de comportement sophistiquées lors des premières études pose aussi question vis-à-vis du contenu de certains dossiers géotechniques.
En conséquence, cet article propose une extension du modèle « historique » des calculs aux coefficients de réaction au cas d'ouvrages structuralement tridimensionnels. Celui-ci permet en effet à l'Ingénieur d'employer des paramètres géotechniques rapidement accessibles (poids volumique, résistance au cisaillement, module pressiométrique) pour dégager un premier dimensionnement tenant compte des effets 3D structuraux éventuels. L'absence de modélisation explicite du sol raccourcit considérablement le temps de calcul, permettant l'étude efficace de plusieurs variantes.
Après avoir présenté les hypothèses retenues pour étendre la méthode historique, un domaine de validité de cette extension originale de MISS-K est esquissé à l'aide de comparaisons avec des modèles numériques plus complets. Les performances sont comparées pour différents systèmes d'ancrages (tirants scellés, butons, dalles comprenant des trémies), en se concentrant sur la plus-value apportée par rapport à une modélisation plane.

