La désimperméabilisation des sols en milieu urbain est une approche essentielle pour atténuer les impacts du changement climatique. En remplaçant les surfaces imperméables (béton, asphalte...) par des sols perméables, l'infiltration des eaux de pluie est favorisée et permet de recharger les nappes phréatiques. De plus, cette pratique contribue également à réguler la température urbaine, à améliorer la qualité de l'air, et à préserver la biodiversité. Enfin, la désimperméabilisation permet de créer des espaces verts, offrant ainsi des lieux de détente et de respiration aux citadins. Ainsi, les collectivités territoriales se sont saisies de cette thématique et de plus en plus d'autorisations d'urbanisme sont déposées par la métropole ou la Ville de Lyon afin de mener des projets de désimperméabilisation.
Or, la Ville de Lyon possède deux collines dont les pentes (balmes) sont classées en zone à risques géotechniques où, selon l'arrêté du 25 septembre 2009, il est interdit d'infiltrer les eaux météoriques pour éviter de surcharger les sols en eau et de créer des glissements de terrain comme ceux de la catastrophe de Fourvière, du chemin de Montauban...
Ainsi, pour les projets de désimperméabilisation des trottoirs, des cours d'écoles en zones de balmes, la direction Sécurité et Prévention de la Ville de Lyon donne un avis entre autres sur la stabilité des terres en prenant en compte le projet dans sa globalité et notamment dans le cadre de la zone d'influence géotechnique. Les nouvelles préoccupations vis-à-vis du changement climatique nécessitent à fortiori d'étudier en détail les conséquences de ce type d'action. Cet article a pour objectif de présenter les risques de la désimperméabilisation des sols en zones de balmes et, à travers des études de cas, les analyses à fournir impérativement pour permettre un examen de la demande. Un tableau récapitulatif de recommandations sera aussi détaillé et commenté.

