Les colonnes à module contrôlé (CMC), appartenant à la famille des inclusions rigides, sont de plus en plus utilisées à l'échelle internationale comme technique d'amélioration des sols. Elles permettent de contrôler les tassements et d'augmenter la capacité portante des sols à faibles caractéristiques. Les inclusions rigides sont couramment mises en œuvre sous des dallages industriels, des remblais routiers et ferroviaires, des bâtiments, des réservoirs ou encore des fondations d'éoliennes. Cette technique a fait l'objet de nombreuses recherches, notamment en France et en Pologne, aboutissant à l'élaboration de recommandations pour le dimensionnement, l'exécution et le contrôle des ouvrages sur inclusions rigides. Dans ce contexte, le recours à des modèles numériques simplifiés en deux dimensions (2D) pour le dimensionnement des inclusions rigides est souvent considéré comme moins représentatif que les analyses tridimensionnelles (3D), bien que ces dernières soient généralement plus complexes et coûteuses à mettre en œuvre pour les bureaux d'études. L'objectif de cette étude est de présenter et de confronter différentes approches de modélisation numériques (2D versus 3D) des inclusions rigides appliquées à un cas d'ouvrage de remblai. Les calculs montrent que les méthodes simplifiées en 2D et les approches analytiques proposées dans les recommandations ASRI, peuvent fournir des résultats très similaires à ceux obtenus par la modélisation numérique 3D, tout en réduisant significativement les efforts de modélisation.

