Le dimensionnement et la justification des murs de soutènement ont été formalisés en France depuis les années 1960 par la mise en application de méthodes décrites dans MUR 73 (SETRA, 1973) puis dans les recommandations du SETRA. Aujourd'hui, ces méthodes sont intégrées à la norme NF P94-281 (NF P94-281, 2014) qui vient décliner l'Eurocode 7 pour le dimensionnement des murs de soutènement.
La poussée exercée par le remblai sur un mur de soutènement est généralement calculée à l'aide des méthodes de Coulomb, Rankine ou Caquot et Kerisel selon la norme NF P 94-281. Cette poussée traduit un mécanisme de rupture plausible, s'appliquant en général sur un plan fictif incliné, ou un mécanisme de rupture conventionnel, en s'appliquant sur un plan fictif vertical à l'arrière de la semelle.
Cette dernière approche a pour objectif de simplifier les calculs à mettre en œuvre pour le dimensionnement du mur. Néanmoins, le plan fictif vertical ne correspond à aucun mécanisme de rupture réel et ne peut donc pas être physiquement justifié. La comparaison entre les résultats obtenus entre les plans fictifs vertical et incliné est présenté dans cet article. Cet exercice bien que théorique revêt un intérêt pratique pour les ingénieurs qui doivent faire le choix de l'utilisation de ce plan fictif. Les éléments de comparaison présentés peuvent permettre d'optimiser les murs de soutènement.

